Les moyens de transport romains.

Bien que l’on ne puisse parler de manière exhaustive des moyens de transport dans l’antiquité, car ils étaient nombreux et ont subi des modifications au court du temps, il est tout de même possible de montrer des modèles les plus représentatifs. Hormis ses pieds, l’homme a rapidement utilisé les animaux pour porter ou tracter des charges lourdes. Les bœufs servaient principalement à tirer des chariots, mais pour les parcours rapides et la guerre, le plus fameux d’entre eux fut sans aucun doute le cheval.

Alors que la plupart des déplacements se faisaient à pied, les véhicules de transports antiques étaient nombreux et aux formes variables, selon les besoins. Les chariots étaient surtout utilisés pour le transport des marchandises ou pour parcourir de longues distances.
Les chariots avaient, pour la plupart d’entre eux, des roues ferrées, ce qui veut dire qu’ils faisaient beaucoup de bruit. De jour, tous les véhicules à roues étaient interdits dans Rome et les grandes villes de l'Empire, après la première heure suivant le lever du soleil.
Les Romains riches, et en particulier les femmes, utilisaient la litière (qu’elles possédaient ou louaient) pour se déplacer dans, ou autour de la ville, ou pour faire des trajets très courts. Les litières pour une personne étaient portées par quatre esclaves, par six pour deux personnes, ou huit, selon leur poids et la richesse des décors, qui augmentaient encore le poids.
Les femmes riches utilisaient la litière pour éviter tout contact avec la plèbe et les esclaves qui encombraient les rues étroites, toujours pleines de monde, et à toute heure du jour. De plus, les rues étaient peu sûres pour une femme riche ou séduisante, qui marcherait seule, sans être accompagnée par des serviteurs.

La lectica, ou litière, est certainement l’un des moyens de transport parmi les plus connus de l’antiquité. D’autres modèles plus conséquents étaient portés par des animaux, chevaux, mules, etc. Sur une lectica, le passager est en position couchée, contrairement à une chaise à porteurs où le passager est assis.


Le cisium, sans toit, avec un siège pour deux personnes. Sur deux roues il est tiré par un ou deux mulets, ou par des chevaux. Ce véhicule, comme l’essedum, est rapide et fait pour parcourir de grandes distances.
Distance de 40 à 50 km par jour.


L’essedum est un petit véhicule sans toit pour un passager et le cochet. Ce véhicule rapide est une sorte de taxi antique. Proche du cissium, il est plus confortable.
Distance de 40 à 50 km par jour.


Un carpentum, avec quatre roues et un toit, souvent en bois. Tiré par des mulets ou des chevaux. Le carpentum est un véhicule réservé aux riches, il permet de parcourir de grandes distances. La caisse est montée sur des suspensions en métal et en cuir qui le rendent très confortable. Le cochet est placé devant et à l’extérieur, ce qui rappelle les carrosses et autres diligences d’époques plus modernes.
Distance de 30 à 40 km par jour.


Petit carpentum, ou carrura, avec ou sans toit.


Le raeda n’a pas de toit, ou bien un toit en toile. Il est muni de plusieurs bancs pour plusieurs passagers. Il a quatre roues, est tiré par des mulets ou des chevaux. C’est un véhicule de transport en commun pour des trajets longs.
Distance de 30 à 40 km par jour.

Les véhicules utilitaires:


On constate que le mot Plaustrum est un nom générique désignant un chariot, et que les véhicules ainsi nommés pouvaient être très différents les uns des autres, selon l'usage envisagé.


Le char fait partit des véhicules antiques les plus connus, surtout grâce au cinéma qui l'exploite volontiers. Toutefois, au contraire des Égyptiens, des Gaulois et autres peuples celtes, qui l'utilisait comme véhicule d'assaut, le char romain n'était pas un véhicule de guerre. Les Romains utilisaient l'infanterie et la cavalerie, encore que cette dernière a longtemps été un moyen de déplacement rapide sur un champ de bataille, plutôt qu'une arme vraiment offensive.
Le char à deux chevaux était un véhicule de transport rapide pour une ou deux personnes, sans grand confort, car il fallait rester debout.
Le quadrige, char tiré par quatre chevaux, était soit un véhicule de parade, lors d'un triomphe par exemple, soit, et c'est surtout son principal usage, un véhicule pour les courses. Les courses avaient lieu dans un cirque, doté d'une longue piste de plusieurs centaines de mètres avec au milieu une ligne de séparation nommée la spina. Les coureurs se différenciaient à l'origine par deux couleurs, le bleu pour les patriciens et le vert pour la plèbe. Ensuite, deux autres couleurs furent ajoutées, le rouge et le blanc. Les Romains pariaient principalement sur une couleur, mais aussi pour un attelage, ou bien pour son conducteur(l'aurige), qui pouvait être une véritable star en son temps. Les courses de chars étaient aussi prisées que les matchs de football modernes, avec des compétitions équivalentes à une coupe du monde, ce qui donnait parfois lieu à des débordements très graves dans les tribunes. Dans Rome et les grandes villes, les courses pouvaient être quotidiennes, et les accros aux jeux pouvaient se ruiner avec des paris trop risqués.